parcheminHaut Charron Ducharme

1)      Informer nos membres.

La remise en question de l’origine de Catherine Pillard a fait rapidement l’objet d’un premier article dans notre bulletin, le Trait d’union, et ce dès février 2008 (Vol. 15, no 2); on y retrouvait en particulier l’extrait de baptême du 25 novembre 1651 évoqué plus haut. Cet article allait être suivi de plusieurs autres faisant le point sur l’évolution du dossier : juin 2008 (vol. 15, no 3), février 2009 (vol. 16, no 2), juin 2009 (vol.16, no 3); octobre 2009 (vol. 17, no 1), octobre 2010 (vol. 18, no 1).Catherine

 2)      Confirmer les analyses d’ADN-mt.

Dès le départ, nous avons estimé qu’il fallait confirmer les analyses initiales par d’autres analyses réalisées de façon indépendantes. Nous avons donc lancé un appel pour retrouver des descendants ou descendantes de Catherine Pillard en ligne utérine directe. Cet appel a été publié en février 2008 dans le Trait d’union, dans Le Chaînon (printemps 2008), et enfin dans Mémoires, bulletin de la Société généalogique canadienne-française (vol. 59, no 1, printemps 2008).

Par définition, les personnes recherchées devaient être issues de l’une ou l’autre des 8 filles de Catherine Pillard, puis des filles de celles-ci, et ainsi de suite jusqu’à nos jours. Or peu de gens connaissent leur ascendance utérine. Ainsi, même si plusieurs personnes ont répondu à nos appels, l’ascendance d’une seule d’entre elles a pu être établie avec certitude. Les frais de l’analyse de l’ADN-mt de cette personne ont étés défrayés par l’Association. Les résultats ont été similaires à ceux obtenus par les chercheurs du groupe d’origine. Nous en avons conclu qu’il n’était pas utile de poursuivre la recherche plus avant.

3)      Déterminer la source de l’ADN-mt de Catherine Pillard

Les caractéristiques de l’ADN-mt de Catherine Pillard étant établies par celles de ses descendantes, la question qui se pose est donc d’en établir la signification et de les relier à une probable origine.

Pour ce faire, nous avons consulté M. Jacques Beaugrand, Ph. D., administrateur du Projet ADN d’Héritage Français. Dans ses recherches, M. Beaugrand en est venu à la conclusion que ces caractéristiques révèlent une origine sibérienne. Cette conclusion, solidement étayée, a fait l’objet d’un long article dans le Trait d’union en juin 2009  (vol. 16, no 3). M. Beaugrand terminait cet article par ces mots : «  Sans le savoir, (Catherine Pillard) transportait dans l’ADN de ses mitochondries une signature apparue 50,000 années auparavant, entre la mer Noire et celle d’Aral ». L’argumentation avancée par M. Beaugrand est convaincante, mais complexe, et nous invitons les lecteurs à se référer directement à ce blogue pour en prendre connaissance, à http://ggdna.blogspot.com/.

4)      Requestionner les sources généalogiques

Dans notre suivi du dossier, nous avons la bonne fortune d’apprendre que Mme Gail Moreau-DesHarnais, généalogiste reconnue, s’affairait à établir une chronologie exhaustive de tous les actes, contrats et autres documents ayant impliqué de près ou de loin Catherine Pillard, de façon à mettre en lumière, le cas échéant, les liens qui auraient pu exister entre elle et des Amérindiens ou Amérindiennes.

Mme Moreau-DesHarnais a ainsi recensé et analysé en détail plus de 60 documents, actes de baptêmes, de mariage, contrats etc. Une large partie de cette volumineuse recherche a été publiée dans le Trait d’union d’octobre 2010 (vol. 18, no 1). En résumé, aucun lien de cette nature n’a pu être identifié.

5)      Effectuer des recherches à la source : La Rochelle

Il serait évidemment fort utile de disposer d’un acte de baptême confirmant formellement la filiation de Catherine Pillard avec les parents qui lui sont attribués lors de son 1er mariage. Malheureusement, l’acte de baptême généralement reconnu comme le sien, extrait du registre de la paroisse Ste-Marguerite de La Rochelle daté du 30 mars 1646, la présente comme « fille de Pierre Pillard et de Marguerite …... ». L’absence du nom de famille de la mère est évidemment regrettable, car cette information aurait permis de faire le lien sans coup férir entre ce baptême et le mariage de Catherine Pillard. Néanmoins de telles lacunes ne sont pas rares, même à une époque bien plus récente.

Pour tenter de combler cette lacune, l’Association a confié à un généalogiste professionnel français, M. Jean-François Viel, le mandat de procéder à des recherches exhaustives dans les archives religieuses et civiles de La Rochelle. Ces recherches ont été effectuées à l’automne 2010 et le résultat publié dans le numéro de février 2011 du Trait d’union (vol. 18, no 2).

Elles ont permis de confirmer que le patronyme Pillard (et quelques variantes) était présent à la Rochelle, quoique peu répandu. Après d’autres chercheurs [3], M. Viel a en particulier identifié le couple Pierre Pillard et Marguerite Bouricaud, qui a fait baptiser plusieurs enfants. De l’avis de M. Viel, Catherine Pillard était vraisemblablement la fille de ce couple et elle fût bien baptisée en 1646 à La Rochelle. À noter que l’on ne trouve pas d’acte de sépulture pour cette Catherine.

Par la suite, notre confrère Denis Charron s’est lui-même livré à une recherche exhaustive dans les registres paroissiaux de La Rochelle et de la région. Il en est arrivé à la même conclusion que Jean-François Viel
(Vol. 18, No 3).

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Tous les Charron et Ducharme, et ceux qui s'intéressent à ces familles.