parcheminHaut Charron Ducharme

Que dit la génétique ?

Très sommairement, rappelons que l’ADN des mitochondries (dit ADN mitochondrial ou ADN-mt) se transmet de la mère à ses enfants. Cependant, seules les filles la retransmettent à leurs propres enfants, ce que les fils ne peuvent pas faire. Donc l’ADN-mt se perpétue de fille en fille.

L’ADN-mt contient des marqueurs, les haplogroupes. Ceux-ci varient d’une population à l’autre, parce qu’ils ont été l’objet de mutations depuis que nos lointains ancêtres ont quitté l’Afrique il y a 100 000 ans. Par exemple, les haplogroupes des Amérindiens sont différents de ceux des Caucasiens, des Africains, etc. L’analyse des haplogroupes permet de déterminer à quel moment (approximativement) un groupe humain s’est séparé d’un autre, d’établir avec une relative précision à quel groupe humain un individu appartient (par sa mère) et, en corollaire, à quel groupe humain l’ancêtre d’une personne en lignée utérine appartenait. Ainsi, s’il était démontré que l’ADN-mt des descendants de Catherine Pillard en lignée utérine est caractéristique des populations amérindiennes, il serait certain que celle-ci était aussi de cette origine.

Que disent les données généalogiques ?

De tous les actes ou documents reliés à Catherine Pillard, deux seulement font référence à son origine. Le premier est connu depuis longtemps : c’est l’acte officialisant son mariage à Pierre Charron. On le retrouve dans le tout premier registre de la paroisse Notre-Dame de Montréal. Catherine Pillard y est présentée comme étant « fille de Pierre Pillard et de Marguerite Moulinet, de La Rochelle, paroisse Notre-Dame-de-Cogne ».

Le second a été porté tout récemment à notre connaissance par M. Guy St-Hilaire, MGA. Cet acte rapporte le second mariage du veuf Sébastien Brisson dit Laroche, ci-devant second époux de Catherine Pillard, le 13 janvier 1709, à Repentigny. Cet acte a été reproduit dans le numéro d’octobre 2010 du Trait d’union (vol. 18, no 1).

Le rédacteur de l’acte y précise que l’époux est « veuf de Catherine Charon, issue de la ville de Larochelle ». C’est un renseignement essentiel : 57 ans après son premier mariage, alors même qu’elle est décédée depuis 5 ans, il confirme que Catherine, à qui on attribue ici le nom de son premier mari était bien originaire de La Rochelle.

Actions prises par notre Association des Charron et Ducharme

Notre association a été bien sûr interpellée par la remise en question de l’origine de Catherine Pillard et aussi par les contradictions entre les données génétiques et généalogiques. Dans cette recherche, nous n’avons eu qu’un seul objectif : contribuer si possible à établir la vérité sur cette origine. À cet égard, peu nous importait d’en arriver à la conclusion que Catherine était Française, Amérindienne ou quoi que ce soit d’autre : personne ne choisit ses ancêtres. Il nous paraissait cependant, et il nous paraît toujours, qu’il fallait concilier les informations que nous fournit maintenant la génétique et celles que nous procure la généalogie, sans présumer a priori que les unes ou les autres étaient fausses. Nous avons donc pris les actions décrites ci-après.

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Tous les Charron et Ducharme, et ceux qui s'intéressent à ces familles.