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Énoncé de position de l’Association des Charron et Ducharme inc.

Origine de notre ancêtre Catherine Pillard

 

Introduction

Notre association regroupe les descendants du couple Pierre Charron + Catherine Pillard, qui se sont épousés à Montréal le 19 octobre 1665, pour ensuite donner naissance à 12 enfants (4 fils et 8 filles) et à une prodigieuse descendance maintenant répandue dans toute l’Amérique du Nord. 

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Par essence, nous sommes fortement intéressés par l’origine et la vie de ces pionniers. Ainsi, Pierre Charron étant originaire de Meaux, nous avons procédé à des recherches exhaustives dans les archives du département de Seine-et-Marne, où est située cette ville. Ces recherches, couronnées de succès, ont ajouté deux siècles à l’histoire de notre famille, et conduit à la publication d’un volume en 2009 [1]. Nous avons le même intérêt pour tout ce qui concerne Catherine Pillar

Or, alors qu’il était antérieurement admis que celle-ci était une Fille du Roi originaire de La Rochelle [2], des informations nouvelles ont soulevé un doute à cet égard. Le présent texte a pour objectif de faire le point sur la question et de présenter la position à laquelle notre association en est arrivée après trois ans de réflexions et de recherches.

Source de la remise en question

La remise en question de l’origine de Catherine Pillard provient d’une série de trois articles parus dans la revue Le Chaînon, organe de la Société franco-ontarienne d’histoire et de généalogie, soit dans les numéros d’automne 2007 (vol. 25, no 3), d’hiver 2008 (vol. 26, no 1) et de printemps 2008 (vol. 26, no 2). 

Les auteurs de ces articles bien documentés et fortement référencés, Raymond Lussier, Thomas McMahon, Johan Robitaille et Suzette Leclair, se basant principalement sur les conclusions de l’analyse de l’ADN mitochondrial de quelques descendants de Catherine Pillard en ligne utérine, ont proposé pour elle une origine algonquienne d’ascendance sibérienne (voir le rappel sur la génétique, ci-après). Notons ici que ces descendants étaient issus de trois des filles de Catherine Pillard, principalement de sa fille ainée également nommée Catherine.

Les auteurs ont également cité à l’appui de cette proposition le fait que les sources écrites sur Catherine Pillard contiennent des ambigüités. Ainsi, on note que son nom de famille a été écrit de multiples façons tout au long de sa vie (Plate, Pilliat, Platte, Pilate, Pillart, Laplat, etc.).

Pièce additionnelle au dossier : un extrait du premier registre de la paroisse Notre-Dame de Montréal, daté du 25 novembre 1651, rapportant le baptême d’un bébé de 5 mois, Ouenta, fille de Du Plat et d’Annengthon, qui fut baptisée Catherine. Intégrée à la petite société de Montréal, cette jeune fille aurait pu y demeurer pour épouser éventuellement Pierre Charron sous une identité empruntée, celle de Catherine Pillard.


[1] Les familles Charron de Meaux et les familles alliées. Actes et contrats des XVe, XVIe et XVIIe siècles.

[2] Voir notamment les ouvrages « Les Filles du Roi en Nouvelle-France », de Silvio Dumas (SHQ, 1972) et « Les Filles du Roi au XVIIe siècle » d’Yves Landry (Leméac, 1992)

[3] Dont Archange Godbout, dans « Familles venues de La Rochelle en Canada ». RANPQ, tome 48, 1970.

[4] Selon les termes utilisés par Jacques Beaugrand sur son blogue

[5] Sulte, Benjamin : Histoire des Canadiens-Français, Vo. 4, p. 80.

[6] Compte par Pierre Plet, travaillant, à Nicolas Marquardt de la Nouvelle-France, son maître. Greffe Audouart dit St-Germain, 1652-02-03

[7] Trudel, Marcel : Ce qu’il reste à connaître de Champlain. Mémoires de la SGCF, Vol. 58. no 3 (automne 2007), p. 195.

[8] Landry, Yves: Les Filles du roi au XVII siècle. Montréal, Leméac, 1992, page 127.

 

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Tous les Charron et Ducharme, et ceux qui s'intéressent à ces familles.